Entre les patrouilles des policiers en uniforme, par deux, dans les couloirs, la présence d’inspecteurs en civil, talkie-walkie au poing, la "bunkérisation" d’un étage (localisation des salles de marchés, du centre de gestion de la production et des directeurs généraux) et les représentants des RG, la CNR était tout à coup devenue une zone de haute sécurité ! Beaucoup de salariés présents le 28 au matin ont témoigné de leur malaise devant cette grande première. Et, malgré l’intervention de Directeurs visant à " réduire " la présence policière dans les couloirs, il restera une impression de " territoire occupé " ! A quoi répondait ce déploiement ? La Direction de la CNR savait parfaitement que la crue du Rhône limiteraient la portée de la mobilisation syndicale dans la vallée, que les agents du siège n’étaient pas des " sauvageons " dangereux et que les OS cherchaient surtout à s’exprimer devant les actionnaires et non pas à bloquer quoi que ce soit ! Aussi, nous ne comprenons pas le sens de cet appel aux forces de police à l’intérieur même de l’entreprise ! Il est aussi incompréhensible que le préfet de la république est mis sur pied un dispositif aussi coûteux pour répondre à un risque aussi faible de débordement. La venue de Sarkozy à Lyon ce même jour qui aurait conduit le Préfet à " sur-jouer " est un argument difficilement recevable à moins de considérer que les actions syndicales sont potentiellement des délits entrant dans les indicateurs d’efficacité de la politique sécuritaire du Gouvernement ! La CFDT condamne cette démonstration de force inutile perçue comme une opération d’intimidation dont la Direction et le Gouvernement portent ensemble la responsabilité.C’est un énorme faux pas pour les rapports sociaux à la CNR et dans les IEG
