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Le Syndicat salariés CFDT de la Chimie et de l’Energie pour Rhône Alpes Ouest.

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27 septembre 2019

Non au licenciement injuste d’un élu

Dans le cadre de son mandat d’élu CFDT au CSE, notre camarade des Ateliers AS-Groupe Hermès, a défendu avec conviction et respect les positions des élus CSE CFDT.

En réponse à son intervention , il a été mis à pied et l’entreprise a engagé une procédure de licenciement pour faute grave.

Alors que cette holding Textile Hermes se vante de veiller à créer des conditions de travail harmonieuses pour le bien-être des ses collaborateurs, elle convoque et met à pied à titre conservatoire un élu, à la suite d’une "altercation" avec le directeur.
Lors de la réunion incriminée, le Délégué Syndical et Mustapha ont interpellé la direction sans parole menaçante, insultante ou même déplacée.
Mustapha s’est exprimé de façon courtoise et respectueuse mais ferme, comme il a toujours fait au cours des échanges avec l’employeur, dans l’exercice de ses fonctions.

La CFDT dit NON à une entreprise qui licencie des élus parce qu’ils dénoncent des situations intolérables pour leurs collègues et nous irons jusqu’au bout pour défendre nos camarades, avec le soutien de TOUTE la CFDT.

La grande enquête menée par le Défenseurs des Droits (33000 personnes syndiquées interrogées) confirme que les discriminations syndicales sont loin d’être un phénomène marginal, près de la moitié des personnes syndiquées interrogées (46%) affirme avoir déjà été au moins une fois dans sa vie discriminée. Absence d’avancement, mesures de rétorsion, refus de promotion, dégradation des conditions de travail, procédures de licenciement... 67% des personnes détentrices d’un mandat considèrent cet engagement syndical comme un risque pour l’évolution professionnelle.
Cette perception est d’ailleurs partagée plus largement, par beaucoup de salariés qui n’ont même pas de mandat syndical. "Quatre Français sur dix perçoivent cet engagement comme un risque". La peur des représailles de la part de la direction représente ainsi la première raison de non-engagement syndical avancée par 35% des actifs interrogés. Une situation d’autant plus préoccupante que le taux de syndicalisation français est déjà très faible -8% selon l’OCDE, 11% selon le ministère du Travail- soit l’un des plus mauvais scores de l’Union Européenne.
C’est un état des lieux bien éloigné du discours du gouvernement et du patronat sur la qualité du dialogue social dans les entreprises que révèle le dernier baromètre de la perception des discriminations dans l’emploi*, publié le 19 septembre 2019.

Pour en savoir plus et aller plus loin n’hésitez pas à lire "La fin des discriminations syndicales ? Luttes judiciaires et pratiques négociées" Sophie Pochic.

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